Bouviers des Flandres de la Genesis


Socialisation, habituation et jeux

Dès la troisième semaine de vie du chiot, débute la phase de socialisation durant laquelle s’établit son « homéostasie sensorielle », c’est-à-dire sa capacité à « rester le même », à demeurer stable et sans réaction Socialisation et habituationémotionnelle excessive en présence de stimuli.

 socialisation du chiot bouvier des flandresC’est également à cette période que commencent à s’organiser les relations sociales du chiot, avec des membres de son espèce autant qu’avec ceux d’autres espèces, par exemple la nôtre (il va de soi néanmoins que des contacts avec les humains ont eu lieu dès la naissance).

Une fois la 4ème-5ème semaine atteinte, tous les sens du chiot sont fonctionnels et son comportement exploratoire est en train de s’intensifier. Dès cette période, des moments de jeux, de découverte d’objets et d’interactions avec les humains doivent être mis en place.

A cet effet, nous aménageons à l’élevage, à l’intérieur comme à l’extérieur, des petits « parcs d’éveil » pour chiots dans lesquels les chiots jouent. Dans ces « parcs d’éveil sensoriel », et en présence d’adultes ou d’enfants avertis, les chiots sont exposés de manière progressive à différents stimuli, à des situations inhabituelles, à des objets incongrus, à des personnes à l’allure étonnante.

Pour être réussies, ces expositions doivent respecter 4 règles d’or :

  1. Les expositions doivent être réfléchies et construites. En effet, à la quantité, il faut préférer la qualité des expériences – celle-ci étant la base d’une socialisation réussie.

  2. Elles doivent être progressives. Rien ne sert de vouloir aller trop vite ! Un stimulus, pour être intégré dans le « référentiel émotionnel » du chiot, doit être présenté avec une intensité qui n’engendre pas de crainte chez le chiot. Par ailleurs, nous affirmons que, lors de l’exposition, le chiot gagne tout à être soutenu de façon dynamique par l’être humain qui organise les jeux et l’expérience.

  3. Les expériences doivent être positives ou réussies. Le chiot, d’excité qu’il était au départ face à un objet, y est devenu quasi indifférent ; le cas échéant, le recul a laissé la place à la curiosité (ce qui est d’autant plus aisé qu’un être humain accompagne le chiot dans son exposition).

  4. Les expositions à des situations inhabituelles doivent être fréquentes. Quotidiennes, bien sûr, et réalisées par différents types de personnes (homme, femme et enfant, présentant diverses allures, couleurs, manières de se comporter, etc.) 

Dans ces expositions, on notera encore que les différents sens sont concernés : l’ouïe, le toucher, la vue. La diversité des lieux suscitera l’odorat. Les expériences doivent être enrichies progressivement.

 


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